La situation toujours plus « caliente » en Catalogne

Menacer la Catalogne de la mettre sous tutelle n’aura pas été suffisant pour faire reculer le gouvernement indépendantiste catalan. Samedi Matin, Mariano Rajoy a finalement décidé de prendre des mesures inédites …

Souvent considéré comme « mou » ou « laxiste » Mariano Rajoy a bien l’intention d’arrêter le gouvernement régional sur la voie de la sécession. De quelle manière ? En soumettant au vote du Sénat la mise sous tutelle de la région qui, comme en dispose l’article 155 de la constitution, est applicable en cas de « nuisance grave à l‘intérêt général ».

Par ailleurs, le président du gouvernement catalan Carles Puigdemont et ses ministres régionaux, déjà mis en examen pour « désobéissance » suite à la signature d’un décret de convocation au référendum d’autodétermination illégal, risquent de se voir destituer à la demande de l’exécutif.

Madrid se chargera de commander l’exécutif catalan jusqu’aux élections régionales dans les six mois aussitôt la situation revenue à la normale.
La mise sous tutelle de la région s’effectuera ainsi de façon graduelle, en descendant peu à peu dans les échelons administratifs autant que nécessaire pour faire respecter l’autorité de Madrid.

Le ministère de l’intérieur espagnol prendra le contrôle direct de la police régionale. En cas de besoin, il pourra renforcer les effectifs par des forces et corps de sécurité de l’Etat. Le ministère des finances, quant à lui, aura pour rôle de s’assurer qu’aucun fond ne sert à soutenir des organismes étant reliés de près ou de loin aux mouvements sécessionnistes. Enfin, le gouvernement contrôlera les médias et autres canaux de communication pour garantir la transmission d’une information objective, complète et véridique. Toutes ces mesures ont été convenues avec le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et le parti antinationaliste Ciudadanos et seront soumises au vote du Sénat vendredi 27 octobre.
Monsieur Puigdemont, pour qui l’application de l’article 155 est totalement contraire au principe de l’Etat de droit, pourra présenter ses arguments le mardi et le mercredi.

Une situation toujours plus "caliente" en Catalogne

Article rédigé par Zineb Sqalli (9e génération d’ENU)

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