Les Etats-Unis et Israël quittent l’UNESCO

Les Etats-Unies et Israël quittent l'UNESCO

Jeudi 12 octobre, les Etats-Unis et Israël ont quitté l’UNESCO, accusant l’institution d’être anti-israélienne. Ce retrait, loin d’être un caprice du président américain, reflète une histoire compliquée entre les Etats-Unis et cette institution.

Il faut tout d’abord souligner que ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis se retirent de l’UNESCO : en 1984, Ronald Reagan, alors président des Etats-Unis avait décidé de quitter l’institution, l’accusant d’être un « nid de communistes ». Ils n’avaient à nouveau rejoint l’UNESCO qu’en 2003, sous la présidence de George W. Bush.

Puis en 2011, la Palestine est admise à l’UNESCO en tant que membre « à part entière ». L’administration Obama décida alors de suspendre sa contribution auprès de l’organisation, qui représentait tout de même 20% de son budget. Une loi du Congrès américain interdit en effet le financement de toute entité des Nations Unies qui comprendrait en son sein l’Etat palestinien. Suite à cette décision, les Etats-Unis sont privés deux ans plus tard de leur droit de vote au sein de l’UNESCO et leurs arriérés de paiement atteindront prochainement 600 millions de dollars.

Du côté d’Israël, la décision émane d’une succession de résolutions qui, selon eux, cherchaient à nier les liens entre les juifs et leurs sites historiques. En mai, le conseil exécutif de l’UNESCO a adopté une résolution qualifiant Israël de « puissance occupante ». Puis en juillet, le comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO a classé la vieille ville d’Hébron, au sud de la Cisjordanie comme site palestinien « d’une valeur universelle exceptionnelle ».

Le bureau du président Benyamin Netanyahou salue une décision « courageuse et éthique » de la part des Etats-Unis, et décrit l’UNESCO comme « un théâtre de l’absurde qui déforme l’histoire au lieu de la préserver ». Il a demandé à son ministère des affaires étrangères de « préparer le retrait » d’Israël de l’UNESCO, formulation qui semble indiquer un processus plus long et moins irréversible que le retrait des Etats-Unis.

Article écrit par Soazic Leroy-Huré (10e génération d’ENU)

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