La France décroche un contrat de 34 milliards d’euros face à un consortium japonais et à l’allemand Thyssenkrupp

Le groupe français DCNS a remporté un mégacontrat estimé à 34 milliards d’euros pour la construction de 12 sous-marins pour le gouvernement australien.

«L’offre française présentait les meilleures capacités pour répondre aux besoins uniques de l’Australie». En France, on se réjouit de la nouvelle : « La France est reconnaissante de la confiance que lui témoigne l’Australie et fière de l’excellence technologique dont ses entreprises ont su faire preuve dans cette compétition de haut niveau », a déclaré l’Élysée dans un communiqué. Ce nouveau succès sera créateur d’emplois et de développement en France comme en Australie. Concrètement, en France, le contrat mobilisera plus de 4000 personnes pendant six ans chez DCNS et ses 200 sous-traitants, principalement sur les sites de Cherbourg, Nantes et Lorient. Toutefois, la construction des sous-marins se fera en Australie, à Adélaïde, la capitale de l’Australie-Méridionale, Etat qui connaît le plus fort taux de chômage du pays (7.7% en février).

La France décroche un contrat de 34 milliards d’euros face à un consortium japonais et à l'allemand Thyssenkrupp

Ce partenariat est «historique», a encore affirmé la présidence française. «Coup de chapeau au partenariat franco-australien. La France qui avance, la France qui gagne».
Le contrat va représenter des « milliers d’emplois en France », a estimé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Nous nous sommes « marié » à l’Australie pour 50 ans».
L’entrée en service des nouveaux sous-marins est prévue en 2027. Le contrat prévoit une enveloppe globale sur 50 ans comprenant notamment les infrastructures, la maintenance et la formation des équipages. Les 12 sous-marins, a assuré Malcolm Turnbull, seront «les vaisseaux les plus sophistiqués construits dans le monde». L’Australie a annoncé en février une rallonge de 29,9 milliards de dollars australiens (19,4 milliards d’euros) du budget de la Défense sur les dix années à venir pour faire face aux enjeux géopolitiques en Asie-Pacifique. Alliée des Philippines, l’Australie s’inquiète notamment de l’attitude de la Chine en mer de Chine méridionale, objet d’âpres contentieux territoriaux entre Pékin et les capitales régionales. La Chine y mène d’énormes opérations de remblaiement d’îlots, transformant des récifs coralliens en ports, pistes d’atterrissage et infrastructures diverses.

Article écrit par Juliette Chapiro (9e génération d’ENU)

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